DES MUSIQUES CRÉOLES

Michel CaillatBimonthlyFridays12PM - 1PM

Historian and jazz passionate Michel Caillat unveils its researches on the formation of the jazz genre. From the very first recordings to its modern forms, his show focusses on american and caribbean musical, entertwined expressions.

La période est dominée par l’attaque surprise de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie et ses alliés le 22 juin 1941. L’offensive foudroyante des armées hitlériennes s’accompagnent de pogroms massifs, souvent perpétrés avec l’aide de la population locale, en particulier dans les pays baltes.

S’il ne fallait choisir qu’une seule chanson de celles présentées dans cette compilation qui couvre la production phonographique de quelques musiques créoles américaines entre mai et début juillet 1941, je choisirais sans hésiter Chocolate Shake, par l’orchestre de Duke Ellington, une tuerie faite pour le dancefloor. Juste derrière, je placerais les quatre morceaux proposés par l’orchestre du Théâtre national de la Havane où flamboie le prodigieux percussionniste d’ascendance africaine Chano Pozo. Cependant, d’autres choix sont possibles…


Si en avril 1941 les Britanniques parviennent à chasser les Italiens d’Érythrée et d’Éthiopie et rendent son royaume au Négus Hailé Sélassié, une victoire quai a un écho retentissant parmi les communautés noires d’Amérique, ils doivent évacuer la Grèce à la fin du mois, tandis que l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie et la Bulgarie se partagent la Yougoslavie, envahie en quinze jours par les troupes de l’Axe.

Trois mois (février-avril 1941) de musiques noires et créoles particulièrement propices à la danse sont représentés dans cette compilation, qui s’ouvre avec Take The A Train par l’orchestre de Duke Ellington, un coup de chapeau à la ligne A du métro new-yorkais. Celui-ci est suivi par un slow particulièrement prenant, Blue Serge. On écoute ensuite le génial guitariste Charlie Christian dans Solo Flight avec le grand orchestre de Benny Goodman. Le trompettiste Jonah Jones et le batteur Cozy Cole sont entendus à leur avantage dans Jonah Joins The Cab, de Cab Calloway, à la fantastique progression de la tension. La guerre-éclair est évoquée sur un ton à la fois humoristique et discrètement érotique par Una Mae Carlisle, avec la collaboration du saxophoniste Lester Young. Charlie Christian livre à nouveau un solo impeccable dans Good Enough To Keep, tandis que Billie Holiday propose sa vision de deux standards, Georgia On My Mind et All Of Me.
À Cuba, l’orchestre de Mariano Mercerón, composé de musiciens d’ascendance africaine, grave ses premiers disques pour le label Victor. Puis le bluesman Robert Petway enregistre la première version du fameux Catfish Blues. On retrouve ensuite le fabuleux conjunto d’Arsenio Rodríguez dans une puissante guaracha et une conga brûlante. Le rhythm’n’blues est représenté par Saxa-Woogie, un instrumental de Louis Jordan et Shotgun Blues de l’harmoniciste Sonny Boy Williamson.
On se déplace à Buenos Aires, où les Lecuona Cuban Boys sont en tournée pour écouter José Dolores, une conga d’Electo Rosell. Retour à New York pour découvrir une nouvelle version d’Ugly Woman, un calypso de Hubert Raphael Charles, alias The Lion. Lil Green chante Why Don’t You Do Right, une reprise de Weed Smoker’s Dream de Joe Mc Coy de 1937. L’émission se termine avec deux superbes morceaux de Jay McShann, Swingmatism, qui permet d’entendre le jeune saxophoniste alto Charlie Parker, et Hold ‘Em Hootie, un blues dans lequel le pianiste dialogue avec son batteur Gus Johnson.


La période est en effet favorable pour l’économie américaine, grâce à la guerre qui stimule les exportations et protège le marché intérieur. En automne 1940, Hitler renonce à l’invasion de la Grande-Bretagne, n’ayant pas réussi à dominer l’espace aérien, et décide d’attaquer l’Union soviétique au printemps 1941.

Cinq mois (septembre 1940 à janvier 1941) de production discographique de la part de musiciens presque tous afro-américains et afro-cubains sont couverts dans cette sélection. Dans le premier titre, de style néo-orléanais, le pianiste Earl Hines déstabilise ses compagnons par des audaces particulièrement savoureuses. Suivent quelques enregistrements remarquables réalisés à Cuba par des musiciens locaux, sauf le premier, œuvre du Cuarteto Caney, basé lui à New York. Le premier disque du conjunto d’Arsenio Rodríguez est un jalon important dans l‘évolution de la musique de l’île. Entièrement composé de personnes d’ascendance africaine, cet ensemble se distingue par son dynamisme extrême et la puissance inventive de ses solistes, le pianiste Lino Frías et le tresero Arsenio Rodríguez en particulier. Dans une France désormais soumise à l’occupant nazi, le guitariste manouche Django Reinhardt grave deux de ses plus belles créations, Blues et Nuages, tandis que dans une Amérique encore épargnée par la guerre, Duke Ellington et son orchestre alignent les chefs d’œuvre : Across The Track Blues, Chloe, That’s The Blues Old Man. La musique cubaine n’est d’ailleurs pas sans influencer le jazz de l’époque, comme en témoignent Harlem Rhumbain’ The Blues, de Joe Brown, et Cuban Boogie Woogie d’Andy Kirk, morceau dans lequel brille la pianiste Mary Lou Williams. On entendra également avec plaisir la dernière contribution, avant 1944, du saxophoniste Lester Young au sein de l’orchestre de Count Basie. Enfin, on saluera les novateurs que sont respectivement le saxophoniste alto Charlie Parker, qui s’exprime alors au sein de la formation du pianiste Jay McShann, et du guitariste Charlie Christian, vedette incontestée du sextette du clarinettiste Benny Goodman.


Notre sélection de ce jour est d’une exceptionnelle qualité musicale : elle comprend en effet plusieurs chefs d’œuvre – et je pèse mes mots – du grand monsieur qu’est le pianiste et chef d’orchestre Duke Ellington. Jack The Bear, par exemple, est une composition qui met en valeur le talent de l’exceptionnel contrebassiste qu’a été Jimmy Blanton. Koko est un blues mineur aux colorations sombres d’une grandeur à couper le souffle. Que dire de Conga Brava, cet hommage à la musique cubaine dans lequel brille le saxophoniste ténor Ben Webster, également le héros de Cotton Tail, un des morceaux les plus puissants du jazz de cette époque ? Et cette liste ne doit pas occulter les beautés qui attendent l’auditeur et l’auditrice fidèles que vous êtes de la part des autres artistes présents dans cette émission. Vous serez emportés par les accents dansants que vous proposent les guitaristes et chanteurs Blind Boy Fuller et Bukka White, le saxophoniste alto et chanteur Louis Jordan ou l’orchestre de Harlan Leonard, dynamique et bondissant. Vous serez conquis par la beauté du son du saxophoniste ténor Lester Young au sein de l’orchestre de Count Basie, ou la modernité du trompettiste Dizzy Gillespie, qui joue alors avec Cab Calloway. L’île de Cuba figure également, avec des musiciens dignes d’intérêt, comme le Sexteto Cauto et l’orchestre du Casino de la Plage.

En Europe, la période d’absence d’opérations militaires d’envergure prend fin avec l’attaque, le 9 avril 1940, par l’armée allemande de la Norvège et la mise sous tutelle du Danemark. Les franco-britanniques ne peuvent empêcher l’occupation totale de la Norvège malgré leur débarquement dans le nord du pays. Et le 10 mai commence l’invasion de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas.


Notre sélection de ce jour est d’une exceptionnelle qualité musicale : elle comprend en effet plusieurs chefs d’œuvre – et je pèse mes mots – du grand monsieur qu’est le pianiste et chef d’orchestre Duke Ellington. Jack The Bear, par exemple, est une composition qui met en valeur le talent de l’exceptionnel contrebassiste qu’a été Jimmy Blanton. Koko est un blues mineur aux colorations sombres d’une grandeur à couper le souffle. Que dire de Conga Brava, cet hommage à la musique cubaine dans lequel brille le saxophoniste ténor Ben Webster, également le héros de Cotton Tail, un des morceaux les plus puissants du jazz de cette époque ? Et cette liste ne doit pas occulter les beautés qui attendent l’auditeur et l’auditrice fidèles que vous êtes de la part des autres artistes présents dans cette émission. Vous serez emportés par les accents dansants que vous proposent les guitaristes et chanteurs Blind Boy Fuller et Bukka White, le saxophoniste alto et chanteur Louis Jordan ou l’orchestre de Harlan Leonard, dynamique et bondissant. Vous serez conquis par la beauté du son du saxophoniste ténor Lester Young au sein de l’orchestre de Count Basie, ou la modernité du trompettiste Dizzy Gillespie, qui joue alors avec Cab Calloway. L’île de Cuba figure également, avec des musiciens dignes d’intérêt, comme le Sexteto Cauto et l’orchestre du Casino de la Plage.

En Europe, la période d’absence d’opérations militaires d’envergure prend fin avec l’attaque, le 9 avril 1940, par l’armée allemande de la Norvège et la mise sous tutelle du Danemark. Les franco-britanniques ne peuvent empêcher l’occupation totale de la Norvège malgré leur débarquement dans le nord du pays. Et le 10 mai commence l’invasion de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas.


Tandis que la « drôle de guerre » se poursuit sur le front occidental, la Finlande, après avoir remporté au début du mois de janvier 1940 une victoire importante sur les forces soviétiques se heurte en février à une offensive de la part de celles-ci qui menace d’être décisive.

Beaucoup de variété dans l’émission d’aujourd’hui. Celle-ci commence avec deux chansons cubaines interprétées par le chanteur métis Miguelito Valdés, alors en pleine possession de ses moyens, pour se poursuive par l’excellent June Tenth Jamboree de Louis Jordans, puis par de superbes enregistrements réalisés par le label Decca dans l’île de Trinidad. On appréciera à sa juste valeur les prestations de Lord Executor dans Romance In The Moonlight et du Lion dans l’extraordinaire The Invasion Of Poland, une chanson dans laquelle ce dernier affiche sa confiance dans la capacité de l’Empire britannique à résister aux entreprises guerrières hitlériennes. Côté jazz, il faut relever les gravures du clarinettiste Sidney Bechet soutenu par le grand batteur Kenny Clarke, ainsi que l’entrée dans l’orchestre de Duke Ellington du jeune contrebassiste Jimmy Blanton (Tapioca). La confrontation entre les pianistes Art Tatum (Get Happy) et Earl Hines (Body And Soul), qui joue sur un instrument électrique, ne manque pas d’intérêt non plus. Enfin, après l’étonnant Gabriel Meets The Duke, de l’orchestre d’Erskine Hawkins, le programme s’achève sur deux interprétations bouleversantes par la chanteuse Billie Holiday de Ghost Of Yesterday et de Body And Soul.


L’émission d’aujourd’hui couvre la production discographique des derniers mois de 1939 dans le domaine de la musique noire et créole. Alors que l’Europe s’installe dans ce qu’on a appelé la drôle de guerre, le jazz connaît une période de vitalité extraordinaire. Le saxophoniste ténor Coleman Hawkins livre au public son extraordinaire vision du standard Body And Soul et se déchaîne sur Dinah en compagnie du vibraphoniste et chanteur Lionel Hampton, lequel grave plusieurs de ses meilleurs disques en cette période, par exemple Haven’t Named It Yet. Il y est entouré du batteur Sidney Catlett et du fabuleux guitariste Charlie Christian. Celui-ci et Lionel Hampton sont alors membres du sextette du clarinettiste Benny Goodman et s’illustrent dans Flying Home. Tandis que l’orchestre de Count Basie enregistre un bouleversant blues mineur, I Left My Baby, chanté par Jimmy Rushing, Billie Holiday met en boîte une des plus belles versions de The Man I Love qu’on puisse entendre. Quant à l’orchestre de Duke Ellington, il continue à faire le bonheur à la fois des danseurs et des mélomanes. Qui pourrait en douter en entendant des compositions comme Little Posey, les blues Country Girl et Killin’ Myself ou encore le flamboyant Tootin’ Through The Roof ?
La musique des Caraïbes hispanophones est également en plein essor. Le jeune chanteur afro-portoricain Pedro Ortiz Dávila, plus connu sous le nom de Davilita est une des grandes vedettes du barrio harlémite et à la Havane, le prodigieux percussionniste d’ascendance africaine Chano Pozo (1915-1948) se produit au sein du Havana-Casino Orchestra dans El Vendedor De Aves, son premier disque.

À la fin du mois de septembre 1939, la Pologne est entièrement occupée par les forces allemandes et soviétiques, qui se partagent son territoire. Le 4 novembre, les Congrès des États-Unis autorise la vente d’armes aux belligérants par la loi dite Cash and Carry, ce qui donne un coup de fouet à l’industrie. Le 30 novembre, Les Soviétiques attaquent la Finlande, dont la résistance est victorieuse en décembre.


L’émission d’aujourd’hui couvre la période qui s’étend entre le 17 juillet et le 11 septembre 1939. À l’exception de deux morceaux gravés à la Havane et de celui du Quintette du Hot Club de France, mis en boîte à Londres, tous les titres proposés ont été enregistrés à New York, décidément le centre discographique le plus important en ce qui concerne les musiques noires et créoles à cette époque. Parmi les merveilles qui attendent les personnes qui nous écoutent, signalons la première chanson, signée Cab Calloway et dédiée à nouveau à la marijuana. Pour les habitués des pistes de danse, Gin Mill Special et Tuxedo Junction sont des hits incontournables, ainsi que les extraits d’une séance particulièrement détendue et swingante de Fats Waller. Des chefs d’œuvre attendent l’amateur éclairé, telles les productions « live » du trompettiste Roy Eldridge, Opus 5 par le sextette du contrebassiste John Kirby, la version de The Man I Love par Django Reinhardt avec le soutien complice de Stéphane Grappelli, ici au piano, ainsi que les deux pièces de l’orchestre de Lionel Hampton, qui mettent en scène le grand saxophoniste Coleman Hawkins, tout juste rentré d’Europe, dans When Lights Are Low et le trompettiste Dizzy Gillespie dans Hot Mallets, dédiée aux mailloches du leader. Je signale enfin un grand classique de la musique cubaine, Al Vaivén De Mi Carreta, de Guillermo Portabales.

Alors que la France et l’Angleterre ne font aucun effort sérieux pour aboutir à la conclusion d’une convention militaire avec l’Union soviétique, celle-ci accepte la proposition allemande de pacte de non-agression. Signé à Moscou le 23 août 1939, le pacte, dans une clause secrète, règle le partage de l’Europe orientale entre les sphères d’influence respectives des deux États. Le 28, Hitler adresse un ultimatum à la Pologne que ses troupes envahissent le 1er septembre. Le 3, devant le refus allemand d’évacuer leur armée, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre au Reich. L’Italie mussolinienne proclame sa « non-belligérance ».


Cette compilation rassemble quelques chefs d’œuvre des musiques noires et créoles des mois de juin et juillet 1939, tant étatsuniennes que cubaines et africaines. On y évoque avec une certaine insistance les vapeurs de la marijuana dans le premier titre, The Jive Is Jumpin’, des Four Clefs, et dans le sixième, Killin’ Jive de Cats and the Fiddle. Si un doute devait subsister dans l’esprit du fidèle auditeur que vous êtes, je vous invite à visionner la vidéo suivante :

Les pièces maîtresses ne manquent par ailleurs pas. Difficile, par exemple, de ne pas succomber à l’atmosphère désolée émanant de Way Low, de Duke Ellington, qui de retour d’Europe, y annonce peut-être la guerre à venir, ou au climat délicieusement sensuel dans lequel baigne Ain’t Cha Comin’ Home, du vibraphoniste Lionel Hampton. Comment ne pas danser frénétiquement à l’écoute de Checkin’ Out Goodbye de Duke Ellington, à l’humour distancié, et des quatre morceaux proposés par l’orchestre du pianiste Earl Hines, aussi novateurs qu’au swing fougueux ? Si vous aimez la danse, vous apprécierez très certainement les rumbas et autres guarachas proposées par le Cuarteto Caney ainsi que, surtout, par l’orchestre afro-cubain Chepín-Chovén. Quelques échos de musique highlife du Ghana et deux chœurs sud-africains complètent avec bonheur ce panorama discographique afro-américain du début de l’été 1939.

L’Allemagne hitlérienne prépare activement la guerre en signant des pactes de non-agression avec le Danemark, le 31 mai 1939, avec la Lettonie et l’Estonie le 7 juin tout en mettant toujours davantage la pression sur la Pologne des colonels, tandis qu’en juillet, les négociations entre le Royaume-Uni, la France et l’Union soviétique s’enlisent


Comment résister au balancement irrésistible induit par l’orchestre de Count Basie dans des morceaux tels Rock-A-Bye Basie, Taxi War Dance ou, par-dessus tout, Pound Cake, un blues dans lequel le saxophoniste Lester Young prend un de ses meilleurs solos ? L’orchestre de Duke Ellington, quant à lui, enregistre à tour de bras à la fin du mois de mars 1939 avant de s’embarquer pour une tournée européenne de près d’un mois qui le conduit en France, aux Pays-Bas et, au prix d’une traversée de l’Allemagne nazie sous haute surveillance, au Danemark. Les chefs d’œuvre abondent dans ces séances : Pussy Willow, le sublime Subtle Lament et l’incroyable Solid Old Man. En ce printemps 1939, Django Reinhardt est au sommet de ses capacités créatrices. Un rival, pourtant, se pointe à l’horizon en la personne de l’Argentin Oscar Alemán, sorte de gitan indien. Après l’« Adieu à l’Afrique » du chanteur métis Miguelito Valdés, accompagné par l’orchestre du Casino de la Plage, on appréciera le talent novateur du saxophoniste Chu Berry au sein d’un ensemble dirigé par le vibraphoniste Lionel Hampton. On sera enfin bouleversé par la chanteuse Billie Holiday. Âgée de seulement vingt-trois ans, elle se dresse avec courage contre la pratique du lynchage dans le sud dans Strange Fruit. Elle exprime également avec émotion la profonde nostalgie que dégage une chanson comme Yesterdays.

Le 18 avril 1939, Staline propose un pacte d’assistance mutuelle militaire et politique à la Grande-Bretagne et à la France, rejeté par Londres le 8 mai. Devant l’atermoiement manifesté par les démocraties occidentales, Staline remplace Litvinov, partisan inconditionnel de la sécurité collective, par Molotov à la tête du commissariat aux Affaires étrangères de l’Union soviétique. De leur côté, l’Italie fasciste et le 3e Reich signent « le Pacte d’acier » le 22 mai.


L’émission de ce jour commence par un chef d’œuvre : ‘Tain’t What You Do (It’s The Way That You Do It), une composition du trompettiste Sy Oliver et du tromboniste Trummy Young gravée par l’orchestre de Jimmie Lunceford, qui ménage une superbe progression de la tension jusqu’à l’apothéose finale. Les chansons interprétées par Billie Holiday sous son nom ou sous celui du pianiste Teddy Wilson sont également à signaler, de même que la version d’Undecided par Ella Fitzgerald, accompagnée par l’orchestre du batteur Chick Webb ainsi que les deux morceaux proposés par celui de Count Basie, Jive At Five et Evil Blues. L’île de Trinidad accueille à nouveau les ingénieurs de Decca venus enregistrer les grands chanteurs de calypso qui vont s’exprimer à l’occasion du carnaval de 1939. C’est ainsi qu’Errol Duke, alias The Growler, brocarde les prétentions territoriales de Hitler dans Hitler Demands et que Lord Executor célèbre My Indian Girl Love. Puis on retrouve le saxophoniste alto Johnny Hodges dans deux titres auxquels participe le pianiste Duke Ellington. Le programme de ce jour s’achève avec le célèbre Babalú de Margarita Lecuona, une perle offerte par le chanteur cubain Miguelito Valdés, et par Floyd’s Guitar Blues, un hit du guitariste Floyd Smith, soutenu par Andy Kirk and His Twelve Clouds of Joy.

Tandis que, le 10 mars 1939, Staline attribue le succès des coups de force hitlériens à la faiblesse manifestée par les démocraties occidentales à son endroit, Hitler, le 15 mars, place la Bohême et la Moravie sous « la protection » du 3e Reich. Le même jour, la Slovaquie proclame son indépendance et la Hongrie annexe la Ruthénie subcarpathique (17 mars). L’État tchéco-slovaque n’existe plus.


Comme depuis plusieurs mois maintenant, les héros discographiques de ce deuxième semestre de 1938 restent les orchestres de Count Basie et de Duke Ellington, ainsi que les groupes formés par des musiciens de ce dernier. Jumpin’ At The Woodside et Panassie Stomp, dédié au critique français Hugues Panassié, comptent parmi les sommets discographiques de Count Basie, tandis qu’Old King Dooji de Duke Ellington est bien propre à enflammer le dancefloor. Peu de musique caribéenne cette fois-ci, si on excepte une version du calypso jamaïcain Sly Mongoose et deux morceaux gravés par l’Orchestre du Casino de la Plage de la Havane, avec une notable apparition du fabuleux tresero cubain Arsenio Rodríguez dans Se Va El Caramelero. On dansera également sur le solide Roll ‘Em Pete, qui fait dialoguer le chanteur de blues Joe Turner avec le pianiste Pete Johnson.

Réunis en juillet 1938 à Évian, les représentants des États démocratiques refusent de faciliter l’émigration des juifs allemands et autrichiens, tandis que la révolte arabe en Palestine atteint son pic durant l’été et que les attentats anti-arabes dus à l’organisation sioniste Irgoun font plus d’une centaine de morts. Hitler quant à lui multiplie les provocations à l’égard de la Tchécoslovaquie, exigeant l’annexion à l’Allemagne des territoires peuplés en majorité par des germanophones. Le 30 septembre la France et l’Angleterre s’inclinent à Munich devant le Troisième Reich. La Tchécoslovaquie perd le quart de sa superficie. En Allemagne, la persécution des juifs s’intensifie, atteignant un pic tragique durant la « Nuit de Cristal » (9 novembre). Les juifs sont éliminés de la vie économique du Reich par le décret du 12 novembre.
En Espagne, les républicains perdent la bataille de l’Èbre durant l’automne. Les nationalistes lancent l’offensive finale sur ls Catalogne le 23 décembre


Le programme de cette émission, qui couvre la production phonographique des mois de mars à juin 1938, est d’une incroyable diversité. Au début du mois de mars, les ingénieurs du son de Decca terminent leur série d’enregistrements réalisés à Port-of-Spain. On retiendra l’étonnant Lil’ Lil’ Gal et surtout The Jabeless Woman, magnifiée par la voix passée au papier de verre de Lord Executor. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour février 1939, afin de capter les calypsos qui auront obtenu le plus de succès au prochain carnaval. Aux États-Unis, les orchestres de Duke Ellington, Jimmie Lunceford, Chick Webb sont probablement les meilleurs de cette époque. Comment ne pas danser sur la version proposée par Lunceford de Sweet Sue, ou sur A-Tisket A-Tasket de Chick Webb, une bluette proposée par la voix fraîche et jeune d’Ella Fitzgerald ? On rêvera longuement sur You Go To My Head, une chanson délicatement interprétée par Billie Holiday, sur Blue And Sentimental, un morceau instrumental dans lequel Lester Young à la clarinette répond au saxophone ténor chaleureux de Herschel Evans, et sur A Gipsy Without A Song, une ballade écrite par Duke Ellington et jouée par son orchestre. Un détour par la Cabane cubaine de Paris permettra de réentendre la voix sublime d’Antonio Machín dans Son Retozón ainsi que le Quintette du Hot Club de France dans Swing De Paris, et ce voyage s’achèvera à Johannesburg, où, le groupe EMI charge le label His Master’s Voice de graver quelques-uns des représentants les plus qualifiés de la musique noire sud-africaine. Dans sa série G. V. (pour Gramophone et Victor), cette compagnie répandra le meilleur de la musique cubaine et des Caraïbes hispanophones sur l’ensemble du continent africain, ce qui aura un impact décisif sur le développement de la musique de ce continent dans les décennies à venir.

Le 12 mars 1938, les troupes du Reich envahissent l’Autriche sous les acclamations de la majorité de sa population, une annexion qui prépare le démembrement à venir de la Tchécoslovaquie, où la minorité allemande des Sudètes provoque des émeutes le 1er mai. En Espagne, l’offensive nationaliste en direction de la Méditerranée à partir du sud de l’Aragon aboutit le 15 avril à la prise de Vinaroz, ville côtière. Désormais, l’Espagne républicaine est coupée en deux.
Les États-Unis orchestrent le boycott mondial de la société Petróleos Mexicanos (Pemex), issue de l’expropriation des compagnies étrangères le 18 mars ordonnée le 18 mars par le président Lázaro Cárdenas, une décision qui a entraîné la rupture des relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et le Mexique.


Trois semaines de musique noire enregistrée en février 1938 pour cette émission, dont une petite moitié de jazz et du calypso pour le reste. Cela peut paraître mince comme programme. En réalité, il n’en est rien puisque le début nous permet d’entendre un Sidney Bechet flamboyant dans quatre titres ; tout d’abord son évocation vocale du fumeur de marijuana (Viper Mad) puis l’ode qu’il dédie à son instrument, la clarinette (Blackstick), et peut-être aussi au sexe masculin. Viennent ensuite trois morceaux de l’orchestre de Count Basie, notamment I Sent For You Yesterday, un blues dans lequel chante Jimmy Rushing et qui cartonne sur la piste de danse grâce au tempo élastique qui l’anime et une progression parfaitement maîtrisée de la tension. Duke Ellington et sa chanteuse Ivie Anderson essaient de leur côté de lancer une nouvelle danse, le Skrontch, avec le soutien efficace du saxophoniste Johnny Hodges, tandis que le guitariste et chanteur Slim Gaillard manie avec bonheur l’humour déjanté dans Flat Foot Floogie, un tube à l’époque.

C’est en février 1938 que la compagnie Decca envoie pour la première fois ses techniciens capter sur l’île même de Trinidad le son des meilleurs calypsoniens du moment, à l’occasion du carnaval dans la capitale, Port of Spain, au cours de séances marathons, dans lesquelles ces chanteurs, The Lion, Lord Executor ou The Caresser, commentent l’actualité, brillamment soutenus par les orchestres locaux de John Buddy Williams et des Codallo’s Top Hatters, ou par celui des Harmony Kings, d’excellents musiciens venus de l’île de Grenade. Ceux-ci préfigurent le ska dans Don’t Touch Me et livrent une version convaincante de l’étonnant Jack Broth, très populaire sur un dancefloor encore de nos jours. The Lion dresse le portrait du boxeur afro-américain Joe Louis, dont il loue la persévérance, celui-ci ayant déclaré au soir de sa victoire contre James Braddock, le 22 juin 1937, qu’il se considérerait comme champion du monde seulement après avoir pris sa revanche sur l’Allemand Max Schmelling, qui l’avait battu une première fois le 6 juin 1936. Mais sa défaite lors du match revanche contre Louis le 22 juin 1938, son refus constant d’adhérer au parti nazi et de se séparer de son coach juif et américain lui vaudra l’hostilité du régime.


Django Reinhardt et Stéphane Grappelli sont au sommet de leur carrière au moment où ils gravent Minor Swing. Alors que l’antisémitisme sévit en Allemagne et dans une bonne partie de l’Europe, il n’est pas indifférent qu’Ella Fitzgerald et Chick Webb soient parmi les premiers à enregistrer Bei Mir Bist Du Schön, une chanson yiddish, dont les paroles ont été transcrites en anglais. On appréciera comme il se doit les somptueux échanges entre Billie Holiday et Lester Young que recèlent les trois chansons parues sous le nom de la chanteuse ou du pianiste Teddy Wilson. Pièce maîtresse du répertoire de l’orchestre de Duke Ellington, The Gal From Joe’s, met au premier plan le saxophoniste alto Johnny Hodges, héros également de la prodigieuse version de Ring Dem Bells proposée par Lionel Hampton, avec le concours du batteur Cozy Cole. Enfin, si on en croit Lil Armstrong, le swing serait en train de conquérir le monde oriental, de l’Europe de l’Est au Japon, une vogue que s’apprête à recouvrir la déferlante des nationalismes triomphants.

Prenant prétexte de l’existence d’un complot communiste pour prendre le pouvoir avant les élections présidentielles prévues en janvier, complot fabriqué de toutes pièces par le capitaine Olímpio Mourão Filho, alors une figure du mouvement intégraliste brésilien, le président Geútlio Vargas instaure le 10 novembre 1937 l’Estado Nouvo, une dictature corporatiste inspirée par le régime du même nom mis en place au Portugal par Salazar.
En Chine, les Japonais s’emparent le 12 novembre de Shanghai puis de Nankin en décembre, où ils se livrent au massacre de 150’000 à 300’000 personnes, accompagné de viols et d’exactions multiples, qui ne prendra fin qu’en mars 1938.


Un seul témoignage de musique africaine, mais Okafu Nyi du Kamkam Band ne laissera personne indifférent. Il y a beaucoup de morceaux de l’orchestre de Count Basie dans cette émission, ce qui ne surprendra pas, car celui-ci possède la meilleure section rythmique de l’époque. On l’entend notamment en live, capturé par la radio en direct d’un club le 3 novembre 1937. Son grand rival, l’ensemble de Duke Ellington ne figure que pour deux morceaux, mais tant Jubilesta que Harmony In Harlem sont des chefs d’œuvre. On entend également plusieurs chansons interprétées par Billie Holiday, dont le fameux My Man, en fait Mon Homme, popularisée en France en 1920 par Mistinguett dans l’opérette Paris qui jazz. On appréciera le duo que Billie entretient avec Lester Young dans Travelin’ All Alone. Enfin, l’auditeur ne manquera pas d’être agréablement surpris par l’aspect moderniste de Frisco Fog, dans la version qu’en donne le big band de Jimmie Lunceford.

Tandis que la guerre fait rage en Chine, où les Japonais se heurtent à une forte résistance de la part tant des nationalistes que des communistes, unis pour la circonstance, et que les troupes du général Franco occupent les Asturies durant la fin de l’été et l’automne 1937, Mussolini rend visite à Hitler à Berlin le 25 septembre. Il donne à celui-ci son feu vert pour l’annexion de l’Autriche, un pas décisif dans le rapprochement des deux dictatures.
Aux États-Unis, après un lobbying intense de près de dix années le Bureau fédéral des narcotiques réussit à faire adopter le 2 août le Marihuana Tax Act, qui taxe lourdement tous les acteurs de la filière du chanvre sans toutefois en interdire l’usage expressément et entraîne une diminution importance de la consommation, au vu des risques encourus. Par ailleurs, en août , un nouveau ralentissement de l’activité économique oblige l’administration Roosevelt à couper sévèrement dans le programme des grands travaux publics.


En mai 1937, l’orchestre de Duke Ellington grave la version définitive du célèbre Caravan, tandis que trois jours plus tard, un jeune trompettiste encore inconnu lire un solo novateur dans le King Porter Stomp plutôt décoiffant proposé par l’orchestre de Teddy Hill. On appréciera les débuts discographiques de la chanteuse de gospel Mahalia Jackson et on réécoutera bien sûr fréquemment la chanson I’ll Never Be The Same, un chef d’œuvre dans lequel la chanteuse Billie Holiday côtoie le pianiste Teddy Wilson et le saxophoniste ténor Lester Young. De grands morceaux de l’orchestre de Count Basie, parmi lesquels One O’Clock Jump, prennent place après le salace Traveling Riverside Blues de Robert Johnson, ainsi que deux joyaux de celui de Jimmie Lunceford.
La musique cubaine est d’une extraordinaire vitalité en ce début d’été 1937, comme le prouve le très dynamique son No Me perturbes du Septeto Cauto et l’extraordinaire Bruca Manigua de l’orchestre du Casino de la Plage de la Havane, où brille lle chanteur métis Miguelito Valdés.

En mai 1937, les communistes espagnols avec la complicité des républicains modérés répriment violemment l’extrême gauche anarcho-syndicaliste et en juillet mettent fin à la collectivisation des terres en Aragon, tandis que les forces nationalistes écrasent la République basque en juin. En Union soviétique, une opération de masse contre les éléments considérés comme hostiles au régime est décidée au plus haut niveau en juillet 1937 : elle conduira à l’exécution de près de 400’000 personnes et l’envoi d’un nombre équivalent de gens au goulag. La situation internationale se tend davantage encore avec l’agression japonaise contre la Chine en juillet 1937, considérée par nombre d’historiens comme le véritable début de la Deuxième Guerre mondiale.


Les deux premiers morceaux présentés dans cette émission nous permettent d’entendre l’orchestre de Count Basie en live lors de sa première saison à New York, et c’est une expérience qu’on n’est pas près d’oublier. On admirera le tempo souple de Wednesday Night Hop par l’orchestre d’Andy Kirk, d’une redoutable efficacité, ainsi que le jeu torride et précis du batteur Chick Webb dans Clap Hands, Here Comes Charlie et on se laissera emporter par la fougue des musiciens de l’orchestre de Lionel Hampton dans Whoa Babe. On ne manquera pas d’être interloqué par le texte particulièrement salace de Wet It de Frankie Jaxon, le fameux chanteur de Chicago qui se distinguait dans ses shows où il incarnait un personnage féminin. Enfin on saluera la deuxième rencontre entre le saxophoniste Coleman Hawkins, qui vivait alors en Hollande, et le guitariste manouche Django Reinhardt à Paris en mars 1937.
Les îles caraïbes sont également à l’honneur, en particulier avec la fameuse chanson du Caresser Edward The VIII, qui évoque l’abdication par amour du souverain britannique, le 11 décembre 1936, et l’extraordinaire Man Man Biscoe par Atilla The Hun.

Alors que la guerre se poursuit en Espagne où l’armée italienne compte jusqu’à 70’000 hommes, la légion Condor hitlérienne bombarde Guernica le 26 avril 1937, petite ville basqu En Éthiopie, l’armée d’occupation italienne, sous les ordres du général Graziani, se distingue par sa férocité dans la répression de la résistance, en exécutant notamment plus de 3’000 civils à la suite d’un attentat qui a blessé grièvement Graziani le 19 février 1937. Enfin, pour compléter le tableau hélas non exhaustif des crimes commis au nom du suprématisme blanc, le 21 mars 1937, les forces de police des États-Unis abattent une vingtaine de manifestants pacifiques à Ponce, sur l’île de Porto Rico qui protestaient contre l’incarcération d’un dirigeant indépendantiste.


Parmi les joyaux présentés aujourd’hui, les premières gravures où intervient le saxophoniste Lester Young, qui ouvrent cette émission, sont remarquables, par la nouveauté du langage développé par ce musicien, d’une étonnante modernité et d’un
swing idéal pour la danse. On aimera également la manière dont Ella Fitzgerald interprète la chanson Organ Grinder’s Swing, une version très appréciée sur le dancefloor. Trois parmi les fameux enregistrements de novembre 1936 du chanteur et
guitariste du Mississippi Robert Johnson ont été retenus : I Believe I’ll Dust My Broom, un authentique rock’n’roll, qui marquera des générations de musiciens, le salace Terraplane Blues, le disque le plus populaire de ce bluesman à l’époque, ainsi que sa lecture extatique de Rollin’ And Tumblin’ sous le titre If I Had Possession Over Judgement Day.
Les auditeurs ne manqueront pas de saluer l’humour distancié qui caractérise la vision donnée par l’orchestre de Jimmie Lunceford d’Ill See You In My
Dreams, ni d’apprécier les premiers témoignages discographiques de l’orchestre de Count Basie avec Lester Young. Ils découvriront également avec plaisir la prestation de Joséphine Baker avec les Lecuona Cuban Boys, de passage à Paris en cet
hiver 1936-1937. L’émission se conclut sur un chef d’œuvre qui a enflammé les pistes de danse de l’époque, Wabash Stomp, un instrumental incandescent du trompettiste Roy Eldridge qui n’a pas pris une ride.


La marijuana est encore à l’honneur dans cette émission avec l’évocation du dealer d’herbe (Here Comes The Man With The Jive, de Stuff Smith) et de la richesse que celui-ci peut amasser (Weed Smoker’s Dream, des Harlem Hamfats). Quelques chefs d’œuvre sont par ailleurs à relever : Old Joe’s Hittin’ The Jug par le violoniste et chanteur Stuff Smith, ave Jonah Jones à la trompette et le batteur Cozy Cole ; In A Jam par l’orchestre de Duke Ellington ; la version donnée par l’orchestre de Jimmie Lunceford d’Organ Grinder’s Swing ; ou, encore, Sweet Chorus, une incroyable méditation manouche livrée par Django Reinhardt. On écoutera également avec plaisir le Trio Cubain dans Negro Bembón ainsi qu’Antonio Machín dans La Conga, deux morceaux enregistrés à Paris.

La situation internationale se tend davantage durant l’été 1936. En effet, le 17 juillet, des généraux se soulèvent contre le gouvernement de Front populaire en Espagne. Si le putsch échoue, il ouvre, dès le 18, un conflit armé qui va ensanglanter le pays pendant près de trois ans. Tandis que le gouvernement de Front populaire installé à Paris doit se résoudre à ne pas intervenir dans la guerre, les avions allemands et italiens assurent le transfert des troupes rebelles du Maroc sur le sol espagnol les 27 et 28 juillet, ce qui leur permet de prendre l’Extrémadure et d’établir la liaison avec celles installées dans le nord. En octobre, les premières Brigades internationales, formées à l’instigation de la 3e Internationale débarquent en Espagne pour venir en aide aux armées républicaines, dont la situation militaire s’affaiblit dangereusement.
Tandis que s’ouvrent le 1er août à Berlin les Jeux olympiques, du 19 au 24 août se déroule le premier des procès dits de Moscou, celui du « Centre terroriste trotzkyste-zinovieviste », qui aboutit à l’exécution de Kamenev et de Zinoviev le lendemain. En septembre débutent les grandes purges en Union soviétique.
Entre le 21 et le 24 octobre ont lieu d’importants entretiens entre les représentants du gouvernement de Mussolini avec les dirigeants de l’Allemagne nazie, qui autoriseront le leader fasciste à annoncer, le 1er novembre, la constitution d’un axe entre Rome et Berlin


Cette émission nous transporte dans le monde des musiques créoles d’Amérique du Nord, des Caraïbes, de France et d’Afrique subsaharienne entre avril et juin 1936. Plusieurs événements importants ont lieu durant cette période. Des élections législatives ont lieu en France le 26 avril et le 3 mai, qui voient le triomphe du Front populaire, une coalition regroupant les républicains, les radicaux, les radicaux-socialistes, les socialistes et les communistes. Cette victoire ouvre la voie à la formation d’un gouvernement de gauche sans la participation du parti communiste sous la direction du socialiste Léon Blum le 4 juin. Plusieurs semaines de grèves avec occupations d’usines amènent les syndicats ouvriers et patronaux à signer les accords de Matignon le 7 juin. La semaine de 40 heures et des congés payés de 15 jours sont institués. Le 5 mai, les troupes italiennes font leur entrée à Addis Abeba. L’Éthiopie est incorporée dans l’Empire italien d’Afrique, avec l’Érythrée et la Somalie, mais la résistance s’organise et durera jusqu’en 1941, année qui verra l’effondrement de cet empire. Le 12 mai, l’Italie fasciste quitte la Société des Nations, en protestation contre les sanctions timides prises par cette organisation contre le gouvernement dirigé par Benito Mussolini à la suite de l’agression italienne contre l’Éthiopie. En mai débute la révolte des Arabes de Palestine, alors sous mandat britannique, qui exigent l’arrêt de la colonisation sioniste et la création d’un État arabe sur l’ensemble du territoire.

Deux grandes chansons sur la marijuana dans cette émission : When I Get Low I Get High, écrite conjointement par le batteur et chef d’orchestre Chick Webb et la toute jeune chanteuse de l’orchestre, Ella Fitzgerald (1917-1996), alors âgée d’à peine dix-neuf ans ; et I’se A Muggin’, composée par Stuff Smith, dans la version qu’en donne à Paris le chanteur et danseur Freddy Taylor avec Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. Autre chef d’œuvre de Django : Oriental Shuffle, Quant à Blues In C Sharp Minor, par l’orchestre de Teddy Wilson avec Roy Eldridge à la trompette, il s’agit probablement d’un des instrumentaux les plus groovy de l’année 1936. Autre artiste à l’humour corrosif : le pianiste et chanteur Fats Waller (1904-1943) dans Passwonky. Les amateurs de musique tropicale apprécieront le chanteur de calypso The Lion dans Bam Si Lam Bay ainsi que King Radio dans Texilia, chanté en créole français, alors encore largement en usage sur l’île de Trinidad.


Écoutez une sélection de musiques africaines, afrobeat, folk, jazz éthiopien et plus, toute produites dans les années 70, rassemblées par Michel Caillat.


Michel Caillat aka DJ Mitch wraps up this season with a mix of Rumba, from Congo to Latin America, meandering through history via Sonora Matancera, Raymond Samé, Tino Mab and more.


Listen back to Michel Caillat aka DJ Mitch’s early latin jazz mix, featuring caribbean, swinging gems from Cachao, Los Compadres, Chapottin and more.


Écoutez la suite des aventures du Michel Caillat dans le jazz et le croisement des musiques américaine et caribéennes, ici autour de l’année 1938, entre calypso et jazz obscène.


Michel Caillat continue sa série d’émissions consacrées au croisement des cultures afro-américaine et latine à travers la formation de mouvement musicaux créoles.


DJ Mitch aka Michel Caillat est de retour dans nos studios pour continuer son anthologie du jazz, aujourd’hui concentré sur l’année 1966, et toujours à la croisée des cultures nord-américaine, caribéenne et africaine.


Michel Caillat aka DJ Mitch continues his history of jazz.

CUARTETO MACHÍN – Vacilando
WILMOTH HOUDINI AND HIS HUMMING BIRDS – African Love Call
PEDRO VIA Y SU ORQUESTA – Ninfa De Ojos Brujos
JIMMIE LUNCEFORD AND HIS ORCHESTRA – Rhythm Is Our Business
DJANGO REINHARDT ET LE QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE AVEC STEPHANE GRAPPELLI – Dinah
DJANGO REINHARDT ET LE QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE AVEC STEPHANE GRAPPELLI – I Saw Stars
FATS WALLER AND HIS RHYTHM – Baby Brown
FATS WALLER AND HIS RHYTHM – Night Wind
FATS WALLER AND HIS RHYTHM – Because Of Once Upon A Time
COLEMAN HAWKINS AND THE RAMBLERS JAZZ ORCHESTRA – Some Of These Days
COLEMAN HAWKINS AVEC MICHEL WARLOP ET SON ORCHESTRE – Avalon
DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA – Porto Rican Chaos (Moonlight Fiesta)
DUKE ELLINGTON – Indigo Echoes
CHARLES LAVERE AND HIS CHICAGOANS – Ubangi Man
CLEO BROWN – Boogie Woogie
KESKIDEE TRIO WITH GERALD CLARK AND HIS CARIBBEAN SERENADERS – Congo Bara


More of afro-american & caribbean’s dance music history with historian and passionate Michel Caillat.

FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – Shangai Shuffle
ALLEN SHAW – I Couldn’t Help It
TINY BRADSHAW AND HIS ORCHESTRA – Shout Sister Shout
FATS WALLER AND HIS RHYTHM – Serenade For A Wealthy Widow
ALABAMA JUG BAND – Jazz It Blues
ANTONIO MACHÍN WITH JULIO ROQUÉ AND HIS ORCHESTRA – Bendito
JIMMIE LUNCEFORD AND HIS ORCHESTRA – Dream Of You
JIMMIE LUNCEFORD AND HIS ORCHESTRA – Stomp It Off
MEMPHIS JUG BAND – Jazzbo Stomp
FATS WALLER AND HIS RHYTHM – Dream Man
MEMPHIS JUG BAND – Take Your Fingers Off It
MEMPHIS JUG BAND – Rukus Juice And Chittlin’
LECUONA CUBAN BOYS – Fuiste Tú
FATS WALLER – Alligator Crawl
FATS WALLER – Viper’s Drag
CHICK WEBB AND HIS ORCHESTRA – What A Shuffle


A special show by historian & DJ Michel Caillat around african music, from 1928 to 1950.


More about afro-american and caribbean dance music history through its phonographic recordings with Michel Caillat.


Michel Caillat goes deeper into his Afro-american & caribbean dance music history.


Michel Caillat going deeper into Afro-American & Caribbean dance musics history.


Michel Caillat going deeper into his afro-american & caribbean dance music history through it’s phonographic recordings.

FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA — Queer Notions
DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA — Rude Interlude
DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA — Dallas Doings
COLEMAN HAWKINS AND HIS ORCHESTRA — Jamaica Shout
HORACE HENDERSON AND HIS ORCHESTRA — Happy Feet
EARL HINES AND HIS ORCHESTRA — Harlem Lament
EARL HINES AND HIS ORCHESTRA — Bubbling Over
CAB CALLOWAY AND HIS COTTON CLUB ORCHESTRA — Zah Zuh Zah
CAB CALLOWAY AND HIS COTTON CLUB ORCHESTRA — Harlem Camp Meeting
FIVE SPIRITS OF RHYTHM — Rhythm
BESSIE SMITH — Gimme A Pigfoot
BENNY GOODMAN AND HIS ORCHESTRA — Your Mother’s Son-In-Law
DUKE ELLINGTON AND HIS ORCHESTRA — Daybreak Express
BENNY GOODMAN AND HIS ORCHESTRA — Rifin’ The Scotch
CAB CALLOWAY AND HIS COTTON CLUB ORCHESTRA — Minnie The Moocher


Michel Caillat’s sixty-second show diving into afro-american & caribbean dance musics from Mai to August 1933.

DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Bundle Of Blues
LIONEL BELASCO AND HIS ORCHESTRA — Miranda
SPIKE HUGHES AND HIS NEGRO ORCHESTRA — Sweet Sue, Just You
SPIKE HUGHES AND HIS NEGRO ORCHESTRA — Donegal Craddle Song
SPIKE HUGHES AND HIS NEGRO ORCHESTRA — Firebird
SPIKE HUGHES AND HIS NEGRO ORCHESTRA — How Come You Do Me Like You Do
ANTONIO MACHÍN AND HIS ORCHESTRA — En Falso
ANTONIO MACHÍN AND HIS ORCHESTRA — No Sangres Corazón
SEPTETO NACIONAL — Bardo
SEPTETO NACIONAL — Me Arrepiento
SEPTETO NACIONAL — De Pelota No
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Jive Stomp
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Harlem Speaks
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA — Yeah Man
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA — Can You Take It


Michel Caillat going deeper into his afro-american & caribbean dance music history, from December 1932 to April 1933.

WASHBOARD RHYTHM KINGS — Something’s Gotta Be Done
WASHBOARD RHYTHM KINGS — Blue Drag
THE MILLS BROTHERS WITH DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Diga Diga Doo
ANTOBAL’S CUBANS — Mulata Likes The Rumba
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA — Mahoganny Hall Stomp
EARL HINES AND HIS ORCHESTRA — Cavernism
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Merry-Go-Round
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Slippery Horn
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA — Drop Me Off In Harlem
ANTONIO MACHÍN W/ VICTOR ANTILLANA ORCHESTRA — Menéalo Que Se Empelota
SPIKE HUGHES AND HIS NEGRO ORCHESTRA — Nocturne
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA — Dusky Stevedore
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA — St. Louis Blues


Michel Caillat aka DJ Mitch weekly review of afro-american and caribbean dance musics into October, November & December 1932.

WASHBOARD RHYTHM KINGS — Sentimental Gentleman From Georgia
DON AZPIAZU ET SON ORCHESTRE DE DANSE — La Mulata Rumbera
DON AZPIAZU ET SON ORCHESTRE DE DANSE — Lamento Borinqueno
DON AZPIAZU ET SON ORCHESTRE DE DANSE — Caminando
DON AZPIAZU ET SON ORCHESTRE DE DANSE — La Guajira
ORCHESTRE TYPIQUE CASTELLANOS DE LA CABANE CUBAINE — Cumbamba
ORCHESTRE TYPIQUE CASTELLANOS DE LA CABANE CUBAINE — Buscando Millionarias
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA — The Man From Harlem
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA — Hobo, You Can’t Ride This Train
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA — I Hate To Leave You Now
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA — New King Porter Stomp
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA — Toby
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA — Moten Swing
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA — The Blue Room
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA — Imagination
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA — Lafayette


Michel Caillat going futher into his history of Afro-american and caribbean dance musics, through from August to October 1932.

EARL HINES AND HIS ORCHESTRA – Blue Drag
EARL HINES AND HIS ORCHESTRA – Sensational Mood
PICANINNY JUG BAND – You Got To Have That Thing
PICANINNY JUG BAND – Bottle It Up And Go
THE NEW ORLEANS FEETWARMERS – I’ve Found A New Baby
THE NEW ORLEANS FEETWARMERS – Maple Leaf Rag
THE NEW ORLEANS FEETWARMERS – Shag
CUARTETO MACHÍN – Buey Viejo
CUARTETO MACHÍN – Lamento Cubano
CUARTETO MACHÍN – Junto A Un Cañaveral
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – Jazz Cocktail
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – Lightnin’
ORQUESTA VICENTE SIGLER – Botón De Rosa
ENRIQUE BRYÓN Y SU ORQUESTA – El Caramelero


Michel Caillat going futher into his history of Afro-american and caribbean dance musics, through March, April, May & July 1932.

WASHBOARD RHYTHM KINGS – Pepper Steak
WILMOTH HOUDINI – Tiger Tom Kill Tiger Cat
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – Take Me Away From The River
CONNIE INN’S ORCHESTRA [FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCH.] – Blue Moments
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – Lawd, You Made The Night Too Long
JIMMY JORDAN [LONNIE JOHNSON] – Winnie The Wailer
BIG BILL [BROONZY] – Long Tall Mama
LIONEL BELASCO AND HIS ORCHESTRA – Depression
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – Reefer Man
ELISEO GRENET Y SU ORQUESTA TÍPICA – Lamento Cubano
JOSÉ RIESTRA – Lamento Esclavo
WASHBOARD RHYTHM KINGS – Tiger Rag
WASHBOARD RHYTHM KINGS – Hummin’ To Myself


Michel Caillat’s weekly update from of his anthology of afro-american and caribbean dance musics, diving here from October 1931 to February 1932.

CUARTETO MACHÍN – Oprobio
DON REDMAN AND HIS ORCHESTRA – I Heard
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – Business In F
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – Kickin’ The Gong Around
CUARTETO MACHÍN – El Morón
CUARTETO MACHÍN – El Huerfanito
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – Lazy River
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – Chinatown, My Chinatown
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – All Of Me
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – It Don’t Mean A Thing
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – Baby, When You Ain’t There
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – Dinah
DUKE ELLINGTON AND HIS FAMOUS ORCHESTRA – Bugle Call Rag
DON REDMAN AND HIS ORCHESTRA – How’m I Doin’? (Hey-Hey)


Michel Caillat through the best hits of early jazz and afro-cuban musics, from July to October 1931.

CASTRO HAVANA YACHT CLUB ORCHESTRA – Marta
CASTRO HAVANA YACHT CLUB ORCHESTRA – St. Louis Blues
SAVANNAH SYNCOPATORS [FLETCHER HENDERSON] – Low Down In The Bayou
SAVANNAH SYNCOPATORS [FLETCHER HENDERSON] – Radio Rhythm
SAVANNAH SYNCOPATORS [FLETCHER HENDERSON] – You Rascal You
MILLS BLUE RHYTHM BAND – Savage Rhythm
WILMOTH HOUDINI WITH GERALD CLARK’S NIGHT OWLS – Black But Sweet
WILMOTH HOUDINI WITH GERALD CLARK’S NIGHT OWLS – I Need A Man
DON AZPIAZU AND HIS HAVANA CASINO ORCHESTRA – Marianna
WASHBOARD RHYTHM KINGS – Shoot ‘Em
DON REDMAN AND HIS ORCHESTRA – Shakin’ The African
DON REDMAN AND HIS ORCHESTRA – Chant Of The Weed
DON REDMAN AND HIS ORCHESTRA – Tiger Rag


Michel Caillat’s weekly review of afro-american and caribbean dance musics, here through recordings from April and June 1931.

FIVE RHYTHM KINGS – Minnie The Moocher
DON AZPIAZU AND HIS HAVANA CASINO ORCHESTRA – The Voodoo [Caserita]
HUNTER’S SERENADERS – Sensational Mood
BLUE RHYTHM BOYS – Blue Rhythm
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – You Rascal You
LOUIS ARMSTRONG AND HIS ORCHESTRA – Them There Eyes
CONNIE’S INN ORCHESTRA [FLETCHER HENDERSON] – Sugar Foot Stomp
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – The Levee Low Down
EUBIE BLAKE AND HIS ORCHESTRA – Thumpin’ And Bumpin’
BO CARTER – Twist It, Baby
DON AZPIAZU AND HIS HAVANA CASINO ORCHESTRA – Wanna Lot O’ Love [La Ruñidera]
DUKE ELLINGTON AND HIS COTTON CLUB ORCHESTRA – Limehouse Blues
FRANKIE TRUMBAUER AND HIS ORCHESTRA – Crazy Quilt
MILLS BLUE RHYTHM BAND – Heebie Jeebies


Michel Caillat’s journey into February and March 1931.

SEXTETO NACIONAL – Son Que Quita Las Penas
SEXTETO NACIONAL – Entre Preciosos Palmares
SEXTETO NACIONAL – Que Bonito Es
SEXTETO NACIONAL – A Cogerlo
SEXTETO HABANERO – No Trago
SEXTETO HABANERO – Chelín
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – Minnie The Moocher
ELISEO GRENET AND HIS CUBAN ORCHESTRA – Tata Cuñengue
LOUIS ARMSTRONG AND HIS SEBASTIAN NEW COTTON CLUB ORCHESTRA – Just A Gigolo
LOUIS ARMSTRONG AND HIS SEBASTIAN NEW COTTON CLUB ORCHESTRA – Shine
KANSAS JOE AND MEMPHIS MINNIE-Let’s Go To Town
CHOCOLATE DANDIES – Levee Low Down
CHICK WEBB AND HIS ORCHESTRA – Heebie Jeebies


Historian and jazz passionate Michel Caillat through December 1930 and February 1931.

ELDER CURRY – Memphis Flu
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – St. James Infirmary
LOUIS ARMSTRONG AND HIS SEBASTIAN COTTON CLUB ORCHESTRA – Sweethearts On Parade
LOUIS ARMSTRONG AND HIS SEBASTIAN COTTON CLUB ORCHESTRA – You’re Drivin’ Me Crazy
LOUIS ARMSTRONG AND HIS SEBASTIAN COTTON CLUB ORCHESTRA – The Peanut Vendor
THE JUNGLE BAND [DUKE ELLINGTON] – Rockin’ In Rhythm
LEROY CARR – Low Down Dog Blues
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – My Gal Sal
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – My Pretty Girl
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – Sweet And Hot
WILMOTH HOUDINI WITH GERALD CLARK’S NIGHT OWLS – No Mo’ Bench And Board
WILMOTH HOUDINI WITH GERALD CLARK’S NIGHT OWLS – Sweet Papa Willie
WILMOTH HOUDINI WITH GERALD CLARK’S NIGHT OWLS – The Cooks In Trinidad
CUARTETO MATAMOROS – Buche Y Pluma, No Ma


Michel Caillat’s weekly exploration of afro-american and caribbean dance musics, here through October and December 1930.

BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA – The Count
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA – Professeur Hot Stuff
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA – When I’m Alone
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA – New Moten Stomp
BENNY MOTEN’S KANSAS CITY ORCHESTRA – Somebody Stole My Gal
McKINNEY’S COTTON PICKERS – Talk To Me
McKINNEY’S COTTON PICKERS – Rocky Road
McKINNEY’S COTTON PICKERS – I Want Your Love
CAB CALLOWAY AND HIS ORCHESTRA – The Viper’s Drag
MEMPHIS SHEIKS [MEMPHIS JUG BAND] – He’s In The Jailhouse Now
CLARENCE AND HIS ORCHESTRA – Shout, Sister, Shout
MEMPHIS JUG BAND – You May Leave But This Will Bring You Back
FLETCHER HENDERSON AND HIS ORCHESTRA – What Good Am I Without You?
GEORGIA COTTON PICKERS – She’s Coming Back Some Cold Rainy Days


Historian professor and DJ Michel Caillat’s fiftieth exploration of afro-american & caribbean dance musics, through July and August 1930, with recordings of Don Azpiazu’s Havana Casino Orchestra, Cuarteto Machin, Louis Amstrong, Cab Calloway, Lloyd Smith, Lionel Belasco…


Historian and jazz passionate Michel Caillat unveils its researches on the formation of the jazz genre. From the very first recordings to its modern forms, his show focusses on american and caribbean musical, entertwined expressions.


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